Tuesday, June 14, 2005

The wreckage (Part 1)


I'm going to look again at some of the issues taking shape, as people ponder the fallout from the two rejections of the EU constitution. I hope this doesn't become too meandering, but there's really such a stack of things to think about: the economic stagnation, the identity of the Left, further enlargement, the Common Agricultural Policy versus the British rebate.

While the BBC has concentrated pretty much on the British rebate, I started by looking at Dominique Strauss-Kahn's weblog, picking out  this. I didn't read all the masses of comments, but there were some interesting press articles posted. 

In L'impasse, J-M Colombani wheels himself out for another named editorial (the last time was on the occasion of Bush's re-election in November): 'L'Europe est une construction fragile, dont on va peut-être s'apercevoir – mais trop tard – qu'elle est réversible, alors même qu'une part des partisans du non – les plus jeunes – la considère comme un acquis.'  Leaving aside the 'Polish plumber', the threat is also portrayed as being from the South:
Le président d'Attac, organisation qui a milité intensivement pour le non, a présenté, dans ces colonnes, l'Espagne, le Portugal et la Grèce comme un groupe de pays "sous perfusion permanente de fonds européens" et qui, pour cette raison "acceptent toutes les directives qui passent dans la crainte de perdre leurs financements". A de tels propos, on mesure la ferveur européenne et internationaliste des tenants du non "de gauche".
...
Quoi qu'ils en disent, en effet, les anti-européens de gauche n'ont pas seulement additionné leurs voix avec celles de Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers. Ils ont mêlé leurs voix. Et certains arguments ont circulé, de la droite nationaliste à la gauche radicale. La gauche française court donc le risque d'être paralysée par cette "fracture européenne" comme elle l'a été, dans les années 1950 à 1980, par la question soviétique. Ou comme la gauche britannique quand il s'est trouvé une majorité, au Parti travailliste, pour porter à sa tête l'anti-européen et neutraliste Michael Foot, en 1980. Le Labour a mis dix-sept ans à retrouver le chemin du pouvoir sous la direction de Tony Blair.
For Germany, the parallels with Britain in 1979 are possibly even more relevant.

In Libération ("Game, set and match", DSK Jan | juin 1, 2005 02:22 PM), Alain Duhamel describes the illusory nature of the victory of the Left's 'non' camp:
Sans s'en rendre compte un instant, les champions du non de gauche ont, en refusant des progrès limités qu'ils prenaient pour une régression, marqué contre leur camp et fait le jeu de leurs adversaires les plus acharnés, c'est-à-dire des authentiques libéraux. Ils auront été des apprentis sorciers.

Le traité constitutionnel entérinait l'économie sociale de marché. Il est parfaitement légitime de ne pas s'en satisfaire, d'aspirer à un autre modèle de société et à un autre système économique. Il est paradoxal de la récuser au bénéfice d'une logique libérale combattue par le camp du non social. Or c'est exactement ce qui se produit maintenant. La Constitution européenne comportait, dans sa partie II, une charte des droits fondamentaux que l'immense majorité des syndicats et la totalité des partis socialistes d'Europe avaient considérée comme un net progrès. Elle devient caduque. La partie III reprenait l'ensemble des traités existants et notamment les politiques économiques d'inspiration libérale : c'est la seule partie de la Constitution qui continue à s'appliquer. ...la presse Murdoch, hystériquement antieuropéenne, dogmatiquement ultralibérale, passionnément francophobe, pavoise et applaudit à tout rompre. Le non social tricolore constitue une divine surprise pour les eurosceptiques britanniques et les néoconservateurs américains. Les premiers vilipendaient un traité constitutionnel à leurs yeux typiquement social-démocrate, les seconds (notamment la «droite religieuse américaine») s'offusquaient des valeurs de tolérance et de solidarité contenues dans la charte sociale. Pour une fois, les uns et les autres s'écrient «vive la France».
Emmanuel, of Ceteris Paribus, has some excellent posts at Publius. Here (in Part1), for example, he explodes the claim from the 'No' camp that the Bank of England is not independent. More importantly, he disputes the assertions that the objectives of the European Central Bank are especially restrictive (bearing down on inflation, at the expense of growth). Furthermore, he points out that in practice inflation in the Eurozone has fluctuated around 2 to 2.5%. Maybe, in spite of what Anatole Kaletsky said (the Murdoch press being deliberately unhelpful?), we are back to 'structural reforms', after all. 

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